J'écoute : les chemical brothers
Je regarde : mon écran
Je lis : l'ami retrouvé
Je joue : à faire semblant
Je mange : un gâteau au chocolat maison
Je bois : beaucoup trop
Je cite : Flaubert, "Pour qu'une chose soit intéressante, il suffit de la regarder longtemps."

18/08/2005

18/08/05 - 15:39

....

Pas évident, vraiment pas évident d'écrire, de parler de soi ici.
Cela fait plus d'une semaine que quelques mots devraient se succéder. Et c'est seulement là, plus d'une semaine après, que je m'y mets.


Il était tard, passé 22 heures. Mon téléphone se mit à sonner et dès lors je me doutais, j'ai souri. Conversation banale :
"-Salut, c'est ******* ! J'te dérange pas?
-Beh nan pourquoi tu ne me dérange pas, j'suis un peu surpris, j'allais me mettre au lit.
-Ca va?Quoi de neuf?
-La routine
...
-On se voit ?
-On se voit ??
-Oui, on se voit ?!
-Oui, on se voit ."
Trente minutes après, nous étions face à face, pas de poignées de main, pas de bises, rien de cela, un regard juste un regard. Deux, trois passants nous ont regardé et souri. Ambiance très spéciale ce soir là. Nous décidons de marcher. Pendant une heure, nous avons déambulé dans les rues pour au final nous retrouver chez moi et prendre un thé bien chaud. Tout était léger, rien de pesant, tout nous faisait sourire.
Je n'avais pas eu de ses nouvelles depuis un moment, il était en couple et tout se passait pour le mieux selon lui, quant au boulot, il avait eu sa promotion. Je garde une impression très particulière de ce moment, fluide, voilà : tout coulait.
A une heure du matin, il était question de sortir. Nous marchions depuis près d'une heure quand il voulut me raccompagner, il avait froid. Au moment où il allait me dire au revoir, il retînt sa respiration et là, l'aspect paisible de la soirée laissa place à une inquiétude, des questions résonnaient dans nos têtes.
-"Je pars à Rouen demain."
Sans échanger un mot de plus, il partait. Je voyais sa silhouette s'effacer.

Devant ma porte, ne le distinguant plus, j'ai senti mon téléphone vibrer.
-C'est moi.
-Oui?
-Excuse moi d'être parti comme ça ...
-C'est rien
-Je ne sais pas ce qui m'a pris...
A peine cette phrase finie, il me dit:
- J'arrive, je reviens. Non, rejoins moi !
Je claquais déjà ma porte pour le rejoindre. Là devant la cathédrale... Pas un mot, pas un regard autour de nous, rien, évidemment nous nous sommes embrassés longuement.

 

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